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OCDE (2010). RĂ©sultats du PISA 2009 : Synthèse. 
Added by: orey (05 Oct 2011 10:08:36 Europe/Paris)   Last edited by: orey (05 Oct 2011 10:18:04 Europe/Paris)
Resource type: Government Report/Documentation
BibTeX citation key: OCDE2010c
Categories: General
Keywords: PISA
Creators: OCDE
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Abstract     
Dans 18 pays participants, dont le Mexique, le Chili et la Turquie, la plupart des élèves se classent au niveau 2 de l’échelle de compréhension de l’écrit, le « seuil » de compétence. Le niveau 2 peut être considéré comme un seuil de compétence à partir duquel les élèves commencent à montrer qu’ils possèdent des compétences en compréhension de l’écrit qui leur permettront de participer de manière efficace et productive à la vie de la société. Les élèves qui ne parviennent pas à se hisser au niveau 2 peinent à localiser des informations dans le respect de plusieurs critères, à faire des comparaisons ou des contrastes autour d’une seule caractéristique, à découvrir le sens d’un passage bien délimité dans un texte lorsque les informations pertinentes n’apparaissent pas d’emblée et à établir des liens entre un texte et leur expérience personnelle. Le pourcentage d’adolescents de 15 ans dans cette situation varie fortement entre les pays : il ne représente pas plus de 10 % dans 4 pays et économies, mais passe la barre des 50 % dans 10 pays. Même dans le pays moyen de l’OCDE, près d’un élève sur cinq n’atteint pas le niveau 2. Ce problème reste donc un défi majeur. À l’autre extrême du spectre de compétence, 7.6 % des élèves se classent au niveau 5 en moyenne, dans les pays de l’OCDE. Ils sont plus du double à Singapour, en Nouvelle-Zélande et à Shanghai (Chine). Dans certains pays toutefois, réussir à constituer une élite, fût-elle petite, en compréhension de l’écrit reste du domaine de l’ambition : moins de 1 % des élèves parviennent au niveau 5 dans 16 pays. Ces élèves sont capables : de localiser et organiser plusieurs fragments d’information profondément enfouis ; d’identifier les informations pertinentes dans le texte ; de faire des évaluations critiques et de formuler des hypothèses sur la base de connaissances spécialisées ; de comprendre en profondeur et dans le détail des textes dont le fond ou la forme ne leur est pas familier ; et de comprendre des concepts parfois contraires aux attentes. Les résultats des épreuves du cycle PISA 2009 montrent qu’œuvrer à favoriser l’excellence et à rehausser le niveau de compétence des élèves peu performants n’a rien de contradictoire. Les pays qui ont obtenu le score moyen le plus élevé aux épreuves de compréhension de l’écrit du cycle PISA 2009, la Finlande et la Corée, et dans les pays et économies partenaires, Hong-Kong (Chine) et Shanghai (Chine), comptent aussi parmi les pays où les scores varient le moins entre les élèves. Autre constat important, la Corée a réussi à accroître son score pourtant déjà très élevé en compréhension de l’écrit : le pourcentage d’élèves au niveau 5 ou 6 a plus que doublé depuis 2000. La Corée est le pays de l’OCDE qui a obtenu le score moyen le plus élevé aux épreuves de mathématiques du cycle PISA 2009. Shanghai (Chine), Singapour et Hong-Kong (Chine), parmi les pays et économies partenaires, se classent respectivement en première, deuxième et troisième position du classement. La Finlande, la Suisse, le Japon, le Canada, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Belgique, l’Australie, l’Allemagne, l’Estonie, l’Islande, le Danemark et la Slovénie, et dans les pays et économies partenaires, le Taipei chinois, le Liechtenstein et Macao (Chine), ont également obtenu des scores nettement supérieurs à la moyenne de l’OCDE aux épreuves de mathématiques du cycle PISA 2009. Shanghai (Chine), la Finlande, Hong-Kong (Chine) et Singapour sont les quatre pays et économies qui ont obtenu les scores les plus élevés aux épreuves de sciences du cycle PISA 2009. La Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Estonie, l’Australie, les Pays-Bas, l’Allemagne, la Suisse, le Royaume-Uni, la Slovénie, la Pologne, l’Irlande et la Belgique, et dans les pays et économies partenaires, le Taipei chinois, le Liechtenstein et Macao (Chine), ont également obtenu des scores nettement supérieurs à la moyenne de l’OCDE en sciences. Le pourcentage d’élèves qui se classent aux niveaux les plus élevés de compétence dans les trois domaines d’évaluation s’établit à 14.6 % à Shanghai (Chine) et à 12.3% à Singapour. Des compétences de haut niveau sont essentielles pour innover et, donc, pour favoriser la croissance économique et le développement social. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 16.3 % des élèves sont très performants dans au moins un des trois domaines d’évaluation (la compréhension de l’écrit, les mathématiques et les sciences). Toutefois, 4.1 % seulement des adolescents de 15 ans sont très performants dans les trois domaines d’évaluation. En compréhension de l’écrit, les filles l’emportent sur les garçons dans tous les pays participants. Durant la plus grande partie du XXe siècle, ce sont surtout les performances médiocres des filles qui préoccupaient les décideurs attentifs à la variation du rendement de l’éducation entre les sexes. Toutefois, ce sont maintenant les moindres performances des garçons en compréhension de l’écrit qui sont source d’inquiétude. Il ressort des résultats des épreuves de compréhension de l’écrit du cycle PISA 2009 que les filles devancent les garçons dans tous les pays participants, de 39 points en moyenne, dans les pays de l’OCDE, soit l’équivalent de plus d’un demi-niveau de compétence ou d’une année d’études. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, les garçons devancent les filles de 12 points en mathématiques. Les écarts entre les sexes sont plus modérés en sciences, tant en valeur absolue que par comparaison avec les écarts importants qui s’observent en compréhension de l’écrit et, dans une moindre mesure, en mathématiques. On compte pratiquement autant de filles que de garçons parmi les élèves les plus performants. En moyenne, dans les pays de l’OCDE, 4.4 % de filles et 3.8 % de garçons sont très performants dans les trois domaines d’évaluation, et 15.6 % de filles et 17.0 % de garçons le sont dans un domaine au moins. Parmi les élèves très performants, l’écart entre les sexes est minime en sciences (1 % de filles et 1.5 % de garçons), mais il est sensible en compréhension de l’écrit (2.8 % de filles et 0.5 % de garçons) et en mathématiques (3.4 % de filles et 6.6% de garçons). Le rendement de l’éducation peut être très différent dans deux pays d’un même niveau de prospérité. La répartition des élèves entre les niveaux des échelles PISA de compétence est très différente entre certains pays plus riches et certains pays plus pauvres. En compréhension de l’écrit par exemple, les 10 pays dont la majorité des élèves se classent au niveau 1 ou en deçà se situent tous dans des régions plus pauvres du monde et contrastent fortement avec les 34 pays de l’OCDE, où la majorité des élèves atteint au moins le niveau 3, en moyenne. Toutefois, le fait que la première place du classement du cycle PISA 2009 revienne à Shanghai (Chine), économie partenaire qui accuse un PIB par habitant nettement inférieur à la moyenne de l’OCDE, montre qu’un revenu national peu élevé n’est pas incompatible avec un bon rendement de l’éducation. La Corée, qui est le pays le plus performant de l’OCDE, affiche également un PIB par habitant inférieur à la moyenne de l’OCDE. Il existe effectivement une corrélation entre le PIB par habitant et la performance du système d’éducation, mais elle n’explique que 6 % des écarts de score moyen entre les pays. Les 94 % restants apportent la preuve que le rendement de l’éducation peut être très différent dans deux pays d’un même niveau de prospérité. L’analyse des résultats révèle une variation du même ordre si le PIB par habitant est remplacé par d’autres variables, en l’occurrence les dépenses par élève, la pauvreté relative ou le pourcentage d’élèves issus de l’immigration.
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