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Bautier Élisabeth (2008). « Apprendre Ă  Ă©crire et/ou entrer dans la littĂ©ratie Ă©tendue ? ». In IUFM de Poitou-Charentes.De la France au QuĂ©bec : l’Ecriture dans tous ses Ă©tats, Poitiers, 12—15 novembre 2008. En ligne : <http://uptv.univ-poitie ... 2/video/1871/index.html>. 
Added by: Marie Musset (08 Feb 2011 11:08:40 Europe/Paris)   Last edited by: Agnès Cavet (09 May 2011 15:12:07 Europe/Paris)
Resource type: Proceedings Article
BibTeX citation key: Bautier2008
Categories: General
Keywords: Ă©criture, production Ă©crite
Creators: Bautier
Publisher: IUFM de Poitou-Charentes (Poitiers)
Collection: De la France au Québec : l’Ecriture dans tous ses états
Views: 2370/3315
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URLs     http://uptv.univ-p ... eo/1871/index.html
Abstract     
Le point de vue sur l’écrit développé ici s’éloigne des questions d’apprentissage de l’écrit et de didactique pour penser l’écrit et l’écriture comme pratique sociale et cognitive dont les actualisations sont analysées en tant que traces des évolutions et exigences sociales dans le domaine langagier et cognitif et dont l’école se fait l’écho.
Le statut de l’écrit dans l’école est aujourd’hui est paradoxal.
L’écrit est omniprésent dès la maternelle, comme il l’est dans la société. Contrairement aux rumeurs qui pronostiquaient sa disparition dans les années 90, il est présent comme support, comme logique de travail. Ces habitudes correspondent à l’évidence du partage des habitudes scripturales, évidence liée à une scolarisation longue massive depuis plus d’une génération, ainsi qu’à l’élévation du niveau de formation des enseignants. Mais ce même écrit est au demeurant peu présent dans les productions des élèves et les situations qui les suscitent. Plus précisément, la production d’écrit est très fréquemment réduite à des réponses à des questions, que les formes actuelles d’évaluation contribuent à généraliser. De plus, le travail en classe peut également être réduit à la préparation des réponses à des questions. Ces formes récurrentes de travail vont à l’encontre de l’apprentissage de l’écrit long, d’un écrit d’apprentissage, d’un écrit d’élaboration de ressources nouvelles.
Inversement, ce qui est sollicité dans de nombreux échanges langagiers oraux suppose une familiarité avec des usages littératiés du langage. Le sujet d’aujourd’hui de la société littératiée, celle du document et de l’information, doit manifester des compétences diverses, simultanément larges et à même de faire face à des situations précises et complexes. Il doit savoir comment et avec quoi comprendre et penser une situation nouvelle, une société où les emplois sont moins des emplois de production que de services, moins des emplois d’exécutants que de personnes capables d’analyser une situation, de mobiliser des savoirs hétérogènes pour la faire évoluer, résoudre des problèmes. Il se doit d’être autonome et cette autonomie est davantage fondée dans le langage que dans les savoirs scolaires et patrimoniaux, dont au demeurant l’acquisition reste une évidence et une nécessité.
Added by: Marie Musset  Last edited by: Agnès Cavet
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