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Galland Olivier & Roudet Bernard (2012). Une jeunesse diffĂ©rente ? Les valeurs des jeunes Français depuis 30 ans. Paris : La Documentation française. 
Added by: RĂ©mi Thibert (19 Sep 2014 14:52:19 Europe/Paris)
Resource type: Book
ID no. (ISBN etc.): 9782110090898
BibTeX citation key: Galland2012a
Categories: Apprentissages et psychologie, General
Subcategories: Jeunesse
Keywords: jeunesse
Creators: Galland, Roudet
Publisher: La Documentation française (Paris)
Views: 884/1037
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Abstract     
L’image de la jeunesse portée par notre société, largement renvoyée par les médias, est souvent simplificatrice : jeunesse dangereuse des quartiers dits « sensibles », jeunesse éloignée de la valeur travail, jeunesse dépolitisée et sans engagements ou bien jeunesse radicalisée et révoltée… Des effets de grossissements médiatiques, polarisés sur quelques faits de société, tendent à être présentés comme des mutations sociales portées par les jeunes générations. Pourtant une approche comparative dans le temps montre que les changements sociaux sont moins rapides qu’on peut le penser et que leur interprétation doit être davantage mesurée. Certes la jeunesse change, mais les changements qui l’affectent sont très progressifs, révélant des réorganisations en cours dans les systèmes de valeurs. Par l’observation d’évolutions sur près de trente ans, les enquêtes par questionnaire sur les valeurs des Français, effectuées sur des échantillons représentatifs de la population, autorisent une compréhension en profondeur des transformations dans l’organisation sociale de notre pays et des changements effectifs dans les valeurs et les comportements des jeunes. Faisant suite aux trois vagues précédentes (1981, 1990 et 1999), l’enquête effectuée en 2008 rend possibles des comparaisons entre les jeunes et les adultes comme entre les différentes générations et permet d’analyser des évolutions dans le temps.Disposer de trente ans de recul est rare pour une enquête par questionnaire : dans toute recherche quantitative, les données produites doivent en effet être issues d’un même protocole d’enquêtes (échantillons et questions semblables) pour pouvoir être comparées dans le temps. Seules les enquêtes Valeurs ont posé, sur une aussi longue période, les mêmes questions couvrant les principaux domaines de la vie : la qualité des données et les possibilités de ces enquêtes sont donc sans équivalent et dépassent largement celles d’un simple sondage . Afin de promouvoir une meilleure connaissance de la jeunesse, de ses engagements et de ses pratiques, l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, établissement public du ministère chargé de la jeunesse, est partenaire des enquêtes Valeurs depuis 1999 : l’{INJEP} a appuyé financièrement la mise en œuvre des deux dernières enquêtes et a impulsé une analyse secondaire de leurs résultats pour les jeunes de 18 à 29 ans.Pourquoi avoir retenu, pour délimiter la jeunesse, cette tranche d’âge de 18-29 ans ? La limite inférieure, 18 ans, est en fait l’âge minimum des personnes interrogées. C’est une nécessité pour réaliser des enquêtes internationales prenant en compte les législations de différents pays : ainsi, en France, on ne peut pas poser certaines questions à des mineurs sans autorisation parentale (celles concernant la politique par exemple). Mais les résultats de travaux ou sondages impliquant les 15-17 ans permettent de retrouver certaines tendances de l’enquête. La limite supérieure de la tranche d’âge retenue est portée à 29 ans. D’un point de vue sociologique, la jeunesse peut en effet être définie comme la phase de préparation à l’exercice des rôles conformes à l’âge adulte et comme le passage des principales étapes introduisant à ces rôles. Or, Olivier Galland a montré que l’accès plus tardif aux statuts définissant l’âge adulte impose, d’un point de vue à la fois statistique et sociologique, de repousser la borne supérieure de la classe d’âge habituellement utilisée en France (24 ans) et d’y adjoindre la classe quinquennale immédiatement supérieure (Galland, 2000). Qu’entend-on par valeurs ? Pour des sociologues comme Émile Durkheim ou Max Weber, l’unité d’une société se fonde sur des valeurs partagées, sur des « idéaux collectifs » transmis aux individus. Selon Durkheim, les valeurs orientent l’activité des individus en leur fournissant un ensemble de références idéales. Fondement des opinions et des comportements, repères normatifs pour la pensée et l’action, les valeurs ne sont toutefois pas directement observables. Il faut les approcher en recueillant des informations susceptibles d’être interprétées en termes de valeurs. Ainsi, la recherche sur les valeurs est produite par inférence, opération logique par laquelle on admet une proposition en vertu de sa liaison avec d’autres propositions tenues pour vraies. Ce processus conduit à construire le questionnaire autour d’indicateurs dont la qualité informative a été éprouvée (Bréchon, Tchernia, 2000). Les valeurs d’un individu sont organisées, elles entretiennent entre elles une certaine cohérence. Au niveau d’une société, des modèles d’articulation vont se révéler plus fréquents que d’autres. Des valeurs sont consensuelles, d’autres davantage conflictuelles. En tout cas, les valeurs ne disparaissent pas : acquises progressivement au cours de la socialisation des individus, elles évoluent lentement. Afin d’évaluer ce qui fait la stabilité d’une société, mais aussi ce qui peut la faire bouger, il est important, note Pierre Bréchon, d’analyser ce processus de changement des systèmes de valeurs, de repérer comment les individus recomposent leurs systèmes de valeurs et de comprendre ainsi les tendances d’évolution d’une société.
Added by: RĂ©mi Thibert  
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